Champignons, permaculture et autonomie.

/ octobre 1, 2017/ Forêt nourricière, Mieux consommer

Cela faisait longtemps que j’avais envie de rédiger un article sur les champignons car il me semble qu’il y a beaucoup à dire sur le sujet, sujet passionnant dont j’entraperçois seulement une infime partie de ce monde inconnu.

Tout d’abord j’aimerais revenir sur la définition même du champignon, ce qu’on récolte habituellement n’est en fait que le « fruit » d’un mycélium, c’est comme une sorte d’immense toile sous-terraine, un réseau immense qui s’épanoui sous terre, en symbiose avec les autres plantes (pour les champignons dit symbiotiques).

L’intérêt quand on veut être en autonomie, c’est que les champignons, ça pousse tout seul ! On peut les manger frais, mais si nous voulons en garder pour une consommation plus tardive, nous pouvons les sécher ou les mettre en bocaux stérilisés. A l’automne ils représentent une part importante de notre régime alimentaire même s’il vaut mieux être raisonnable car les champignons accumulent pas mal de métaux lourds et de radioactivité, bien que nous les ramassons dans un lieu qui a priori n’a pas de pollution aux métaux lourds !

Les champignons symbiotiques comme le cèpe et les girolles sont particulièrement intéressant dans une forêt jardin ou un jardin en permaculture puisque le mycelium va s’associer aux plantes voisines (arbres fruitiers par exemple) et chacun va s’entraider en s’échangeant des nutriments. Les champignons symbiotiques ne peuvent pas avoir comme hôte un fruitier seul, il leur faut obligatoirement une hôte principale comme le hêtre, le chêne, le bouleau, le charme, l’épicéa ou le peuplier. Un pommier par exemple peut s’associer avec un cèpe ou une morille et un autre arbre (le chêne par exemple), les champignons prennent le sucre des fruits tombés au sol, et en échange, le champignon pourra donner au pommier plus d’apport en eau, en nutriments divers, et même les antibiotiques naturels du champignon qui pourra « soigner » le pommier en cas d’attaque bactérienne. Le champignon fera également le lien entre le chêne et le pommier qui pourront eux aussi s’échanger des nutriments. Les pommes seront plus sucrées car le champignons stimule la production de sucre dont il raffole.

En pratique comment faire dans son jardin ?

Il faut associer à la fois des fruitiers et à la fois des arbres « hôte principale » de champignons. Voici des listes non exhaustives :

Liste de fruitiers : pommier, poirier, prunier, prunellier, aubépine, sureau, églantier, néflier

Liste de champignon : cèpe, morille, girolle, trompette de la mort, coulemelle. 

Liste d’arbre hôte : chêne, bouleau, charme, épicéa, hêtre, peuplier. 

La colonisation par un champignon peut se faire toute seule, mais si vous voulez accélérez les choses, il vous suffit de déposer au niveau des racines d’un arbre jeune la mousse ou les lamelles des champignons afin que les spores puissent se rependre l’idéal étant de le faire lors de la plantation. Il faudra attendre quelques années avant de voir les champignons sortir : le temps que le mycélium fructifie.

Donc ceci était la grosse parenthèse au sujet des champignons et de la permaculture, maintenant nous allons revenir vers quelque chose de plus traditionnel : ramasser des champignons dans la forêt.

Je vous conseille vivement de vous équiper en livres d’identification de champignons, si vous pouvez faire des stages, et vos premières sorties devraient être toujours accompagnée par quelqu’un qui s’y connait vraiment car le risque de confusion est grand, le nombre d’intoxication dues aux champignons est considérables et 6 champignons des forêts françaises sont mortels !

Je ramasse les champignons depuis quelques années et pourtant, je ne prends que les cèpes et les girolles car je ne me sens pas à l’aise sur les autres type de champignons, pourtant je trouve parfois des champignons que j’ai l’impression de bien reconnaître : vesse de loup perlée, russule, coulemelle, mais je n’ai pas assez confiance en moi, je préfère m’abstenir.

Il existe un groupe facebook : Champignons; où vous pouvez poster vos photos de champignons, ils vous conseilleront et pourront parfois réussir à identifier le champignon, il faut tout observer : le chapeau vue de dessus, de dessous, le pied et jusqu’en bas car certains présentent une volve (sorte de sac au niveau du pied) qui permet de faire la différence entre certains champignons toxiques et d’autres comestibles.

Les pharmaciens peuvent également vous aider, mais attention ils ne sont pas tous très compétant en la matière donc assurez vous qu’il soit sure de lui !

Pour aller plus loin sur le sujet, je vous conseille le blog de permaforêt où il y a des articles magnifiques sur les champignons, des vidéos également, la majeure partie de mes petites connaissances sur le sujet viennent de ce blog donc je vous le conseille grandement !

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